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Le soufisme, ou tasawwuf, représente une dimension mystique et spirituelle de l’islam qui met l’accent sur la purification de l’âme, la proximité avec Allah, et la quête d’une expérience spirituelle profonde. Cependant, sa place et son interprétation ont varié à travers l’histoire de l’islam, notamment en fonction des écoles juridiques et théologiques (madhâhib) et des figures influentes comme Al-Ghazâlî et Ibn Taymiyya.

L’Imâm Abû Hanîfa (85-150 H.) a dit : “Si il n’y a avait pas eu ces deux ans, j’aurais péri. (…) Pendant deux ans, j’ai été le compagnon de Sayyidina Ja‘far as-Sâdiq et j’ai acquis la science spirituelle qui a fait de moi un Connaissant (’ârif) de la Voie.” [1]

Celui qui étudie la jurisprudence (tafaqaha) et n’étudie pas le soufisme (tasawwuf) est un pervers (fâsiq); et celui qui étudie le soufisme et n’étudie pas la jurisprudence est un hérétique (zindîq); celui qui allie les deux, atteint la vérité ou est le parfait réalisé (tahaqqaqa).


L’Imâm Mâlik Ibn Anas (95-179 H.) 

L’Imâm Shâfi‘î (150-205 H.) a dit : « J’ai fréquenté des soufis et j’ai tiré profit de ce (compagnonnage) à travers trois de leurs paroles :

Le temps est comme une épée, si tu ne le coupe pas, il te coupe.

Si tu n’occupes pas ton âme avec la vérité, elle t’occupe avec l’erreur (ce qui est vain).

Le manque de protection (une totale indigence ou pauvreté). »

Il a dit aussi :

« j’ai aimé trois choses de votre religion : le fait de ne pas imposer ce qui est (trop) difficile, que les gens se réunissent dans la douceur, (l’amabilité), la suivance (l’imitation) de la voie des gens de “ tassawwuf ”»[3].

Al-Ghazâlî : Le défenseur du soufisme orthodoxe

Al-Ghazâlî (1058-1111), un intellectuel influent, a réconcilié le soufisme avec la théologie sunnite orthodoxe. Dans ses œuvres majeures, comme Ihyâ’ ‘Ulûm ad-Dîn (La Revivification des sciences religieuses), il souligne l'importance du soufisme pour purifier le cœur et atteindre la sincérité (ikhlâs) dans l'adoration. Al-Ghazâlî a critiqué les excès de certains soufis tout en défendant l’idée que le soufisme authentique était essentiel pour compléter l’adhésion à la sharî‘a (loi islamique). Pour Al-Ghazâlî, le soufisme n’était pas en opposition avec les écoles juridiques ou théologiques, mais plutôt un chemin spirituel complémentaire pour atteindre la ma‘rifa (connaissance divine).

Ibn Taymiyya : Une critique mesurée du soufisme

Ibn Taymiyya (1263-1328), souvent perçu comme un critique du soufisme, ne l’a pas rejeté dans son ensemble. Il reconnaissait les vertus des premiers soufis, comme Junayd al-Baghdadi, qui suivaient la sharî‘a et pratiquaient un soufisme modéré. Cependant, Ibn Taymiyya critiquait fermement les innovations (bid‘a) introduites dans certaines pratiques soufies, telles que l’exagération dans la vénération des saints (awliyâ’) et les pratiques spirituelles qui, selon lui, s’éloignaient de la tradition prophétique. Pour lui, le soufisme devait rester en conformité avec les principes de la sharî‘a. Cette critique visait à purifier le tasawwuf de ses dérives, tout en préservant son essence spirituelle.

L’Imâm Al-Ghazâlî (450-505 H.) a dit :

"J’ai su avec certitude que les Soufis sont ceux qui cheminent sur la Voie d’Allah, que leur conduite est la plus parfaite, que leur voie est la plus sûre et la plus droite, et que leur caractère est le plus pur. Je dirais plus, même si l’on additionne l’intelligence des hommes, la sagesse de sages et la science des savants avertis des secrets de la loi religieuse pour pouvoir réformer la conduite des Soufis, ou même l’améliorer, on n’y arriverait pas. Car tout dans leur mouvement ou leur immobilité, extérieurement et intérieurement, est puisé dans la lumière de la Niche (Mishkât) de la Prophétie" [5]

L’Imâm Ibn-Taymiyya (661-728 H.) a dit :

"…certains ont critiqué les Soufis et le Soufisme en disant qu’ils étaient des innovateurs, en dehors de la Sunna, mais la vérité est qu’ils s’efforcent d’obéir à Allah (…) Parmi eux on trouve les personnes les plus proches [d’Allah] grâce à leurs efforts (actes) "[6] "les prodiges des saints sont absolument vrais et corrects et reconnus par tous les savants musulmans. Le Coran l’a indiqué en différentes places et les Hadîth du Prophète (paix et salut sur lui) l’ont mentionné et celui qui nie les prodiges des saints, est innovateur ou disciple d’innovateurs." [7] "Allah Tout-puissant dévoilera à Ses saints des états qui n’ont jamais été dévoilé auparavant et Il leur donnera l’appui sans mesure. Si ce saint commence à parler des choses de l’invisible, passées ou présentes ou futures, cela est considéré comme Bâb Al-‘Ilm Al-khâriq, la connaissance extraordinaire. Tout ce qu’un saint fait qui est de l’extraordinaire, pour les gens ou pour des auditeurs, de guérison ou de connaissance d’enseignement, est accepté et nous devons remercier Allah pour cela."[8] "Les grands sheikhs Soufis sont bien connus et acceptés, tels que : Bayazîd Al-Bistâmi, sheikh Abdul Qâdir Jilâni, Junayd ibn Muhammad, Hasan Fudayl Al-Basrî, Ibn Al-Ayyâd, Ibrahim Ibn Al-Adham, Abî Suleymân ad-Dâranî, Ma‘rûf Al-Karkhî, Siri as-Saqtî, sheikh Hammâd, sheikh Abul Bayân. (…) Ces grands Soufis étaient les leaders de l’humanité et ils appelaient à ce qui était juste et interdisaient ce que Dieu avait interdit de mauvais."[9] "J’ai porté le manteau soufi (khirqa) d’un certain nombre de sheikhs soufis, appartenant à des Turuq (voies, confréries) diverses, parmi eux Abdel Qâdir Al-Jîlâni, que la miséricorde d’Allah soit sur lui."[10] "Il est dit qu’après le Sceau des Prophètes (paix et salut sur lui), la révélation ne descend pas sur un autre. Pourquoi pas ? En fait elle descend, mais alors ce n’est pas appelé ‘la révélation’ (mais une inspiration : Ilhâm). C’est ce que le Prophète (paix et salut sur lui) a mentionné quand il a dit, ‘ le croyant voit avec la Lumière de Dieu. ‘ Quand le croyant regarde avec la Lumière de Dieu, il voit toutes les choses : le premier et le dernier, le présent et l’absent. Comment une chose peut-être cachée de la Lumière de Dieu ?… Donc la signification de la révélation existe, même si elle n’est pas appelée révélation. (…) ce qui est considéré comme un prodige pour un saint est que parfois le saint pourrait entendre quelque chose que les autres n’entendent pas ou voir quelque chose que les autres ne voient pas, pas lorsqu’il est endormi, mais dans un état réveillé de vision (mushâhada). Il peut connaître des choses que d’autres ne peuvent pas connaître, par le biais de l’inspiration."[11]

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