- 4 août 2022
- No Comments
Le soufisme, ou tasawwuf, représente une dimension mystique et spirituelle de l’islam qui met l’accent sur la purification de l’âme, la proximité avec Allah, et la quête d’une expérience spirituelle profonde. Cependant, sa place et son interprétation ont varié à travers l’histoire de l’islam, notamment en fonction des écoles juridiques et théologiques (madhâhib) et des figures influentes comme Al-Ghazâlî et Ibn Taymiyya.
L’Imâm Abû Hanîfa (85-150 H.) a dit : “Si il n’y a avait pas eu ces deux ans, j’aurais péri. (…) Pendant deux ans, j’ai été le compagnon de Sayyidina Ja‘far as-Sâdiq et j’ai acquis la science spirituelle qui a fait de moi un Connaissant (’ârif) de la Voie.” [1]
Celui qui étudie la jurisprudence (tafaqaha) et n’étudie pas le soufisme (tasawwuf) est un pervers (fâsiq); et celui qui étudie le soufisme et n’étudie pas la jurisprudence est un hérétique (zindîq); celui qui allie les deux, atteint la vérité ou est le parfait réalisé (tahaqqaqa).
L’Imâm Mâlik Ibn Anas (95-179 H.)
L’Imâm Shâfi‘î (150-205 H.) a dit : « J’ai fréquenté des soufis et j’ai tiré profit de ce (compagnonnage) à travers trois de leurs paroles :
Le temps est comme une épée, si tu ne le coupe pas, il te coupe.
Si tu n’occupes pas ton âme avec la vérité, elle t’occupe avec l’erreur (ce qui est vain).
Le manque de protection (une totale indigence ou pauvreté). »
Il a dit aussi :
« j’ai aimé trois choses de votre religion : le fait de ne pas imposer ce qui est (trop) difficile, que les gens se réunissent dans la douceur, (l’amabilité), la suivance (l’imitation) de la voie des gens de “ tassawwuf ”»[3].


